Ô bellâtre etoilé
Serais-tu effacé ?
Le visage creux et blanc
Le linceuil hoquetant
Tu te hâtes d'aimer
Te trainer pour flâner
Ton teint est si pâle
Et ton coeur a si mal
Baigné d'amour
Et béni d'un jour
Tu rêves de neiges éblouies
Circules en sèves inouies
Tu sembles figé
Tel un amant violé
La Liberté te flagèle
Et tu la veux si belle
Effaré de chastes regards
Sois fou ! Tu seras drôle hagard !
L'Hiver te refoûle
Le vent blanchâtre te soûl
Sa bouche innove la puanteur
D'un astre fondu et vainqueur
Tu geins en tes entrailles
Subsistant de rouges batailles
Ivre de goudrons
La sueur au front
Que tes traits sont étranges
Ô bel Ange !